Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

Nous achetons et vendons des oeuvres de Molly Lamb Bobak. 

 

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MOLLY LAMB BOBAK

La muse sur son épaule

 

La vie non examinée n’est pas digne d’être vécue

Socrate

 

À 94 ans, Molly Lamb Bobak incarne parfaitement cette célèbre citation. En effet, on peut mesurer sa longue carrière par l’ampleur de son œuvre, mais ce sont surtout ses écrits qui ont façonné l’histoire de sa vie. À l’instar de nombreux artistes, y compris son ami A.Y. Jackson dont l’autobiographie A Painter's Country est un pur délice de lecture, Molly Lamb Bobak fascine tout autant par sa plume que par son pinceau.

 

Dans son ouvrage intitulé Wild Flowers of Canada paru en 1978,  Molly Lamb Bobak raconte sa vie, chapitre après chapitre, dans un style fort  conversationnel qui a pour effet de transformer le lecteur en auditeur et d’amener celui-ci à faire un voyage intime et intimiste dans tous les méandres de sa vie pleinement chargée et vécue.

 

Il est impossible d’écrire au sujet de Molly Lamb Bobak en tant qu’artiste sans la présenter d’abord et avant tout comme personne.  C’est cette approche qui a fait d’elle - et qui le fait toujours - une des artistes canadiennes les plus respectées, une artiste aimée de tous ceux qui l’ont rencontrée et une artiste qui a su en retour les affectionner tous à leur juste valeur.    

 

Elle est née en 1920 et a grandi à Vancouver en Colombie-Britannique dans une maison pour le moins non conventionnelle. Sa mère, Mary Williams, travaillait comme aide-ménagère pour le compte d’Harold Mortimer-Lamb, le père de Molly. À titre de critique d’art et de collectionneur, il l’a embauchée au moment où sa femme est devenue malade. C’est dans ce contexte familial plutôt élargi et coloré que Molly a été élevée; d’ailleurs, cet environnement semblait plutôt lui convenir et lui plaire.  Après la mort de son épouse, Harold Mortimer-Lamb s’est marié à Vera Weatherbie, une artiste-peintre, une professeure et un célèbre modèle pour Frederick Varley du Groupe des Sept et pour le photographe John Vanderpant. On raconte qu’il y a plus de peintures et de photographies d’elle que réalisées et prises par elle.  

 

Tous ces artistes ont grandement influencé la jeune Molly Lamb au chapitre  de la créativité. La famille a d’abord vécu sur une ferme à Burnaby où sa mère s’occupait d’un jardin à l’anglaise, activité qui a inculqué à Molly l’amour de la nature, lequel se voit très bien d’ailleurs dans ses œuvres. Quand elle ne se sentait pas bien en bas âge, elle avait l’habitude de placer son lit portatif dans des buissons et des fleurs ou encore  dans des roses et des asters qui feront leur apparition plus tard sur ses toiles.  

 

Lorsque la famille est déménagée dans une plus grande maison à Vancouver, son père est demeuré en contact avec les membres du Groupe des Sept; cette association maintenue par son père s’est révélé sa seconde grande source d’inspiration. Elle ne vivait que pour les occasions où des artistes comme A.Y. Jackson, Frederick Varley, Arthur Lismer et d’autres s’asseyaient autour d’une table pour discuter des aspects plutôt pointus de leur passion pour la création.  

 

La porte de la maison était aussi ouverte à d’autres visiteurs. L’un de ceux-là était l’architecte Sam McClure qui connaissait Emily Carr. Avec l’aide de son ami anthropologue Marius Barbeau, Sam McClure a joué un rôle déterminant dans l’organisation de la première grande exposition d’Emily au Musée des beaux-arts du Canada. Son père, qui s’entendait bien avec Emily Carr, avait commencé à collectionner bon nombre de ses tableaux, et ce, bien avant que les marchands de tableaux ne commencent à s’intéresser à son œuvre.

 

Au quotidien, la vie de Molly Lamb Bobak en a été une de hauts et de bas. D’ailleurs, elle a écrit au sujet de ces moments mouvementés avec une candeur et une spontanéité à la fois déconcertantes et rafraîchissantes.  

 

Par ailleurs, sur le plan scolaire, il en allait tout autrement. Comme pour bien des enfants douées, l’école ne lui allait pas comme un gant. Et si on ajoute à cela ses problèmes de vue, on peut affirmer qu’elle ne réussissait pas bien. Sa mère, consciente des difficultés de sa fille, a retiré Molly de l’école publique à l’âge de 17, puis l’a inscrite à la Vancouver School of Art, ce qui n’a pas eu pour effet, de prime abord, de faciliter la vie de Molly. Elle pensait que les professeurs n’étaient pas assez inspirants; elle s’ennuyait et refusait de participer à toute activité. Malgré ses protestations, sa mère a insisté pour qu’elle continue de fréquenter cet établissement scolaire. Mais tout a changé au cours de la seconde année lorsque sa classe a été prise en charge par Jack Shadbolt. Cet artiste est ensuite devenu un visiteur régulier à la maison et s’est servi de la famille comme modèle ou sujet pour bon nombre de ses dessins. Encouragé par Shadbolt, Molly, finalement inspirée, a commencé à regarder le monde des arts avec de nouveaux yeux. Et c’est ce qu’elle fait encore et toujours aujourd’hui.  

 

C’est ce même Shadbolt qui lui a fait découvrir le célèbre artiste français postimpressionniste Paul Cézanne. Pour Molly, sa façon de peindre a été toute une révélation. « J’en ai presque perdu la tête », a-t-elle écrit. Cette découverte a marqué un moment décisif dans sa vie artistique puisqu’elle a alors adopté un style dont elle ne s’est jamais départie, et ce, même si les événements mondiaux ne lui étaient pas toujours favorables.  

 

Et ce n’est certes pas la Seconde Guerre mondiale qui allait entraver son inspiration. En effet, ce conflit a été pour Molly un autre tremplin dans son impressionnante carrière. En 1942, peu de temps après avoir reçu son diplôme, elle a gagné les rangs du Service féminin de l’armée canadienne  à titre de dessinatrice et s’est vite retrouvée en formation. Même si elle tenait à tout prix à devenir une peintre de guerre, tout comme l’étaient Shadbolt, Colville, Miller Brittain et Bruno Bobak, elle a dû consacrer les trois premières années à diverses tâches comme le lavage de la vaisselle et des vêtements. Pendant ce temps, elle a continué, bien sûr, de dessiner et de peindre, quoique surtout pour son propre plaisir. Pendant que ses collègues mâles se rendaient sur le front pour exécuter des scènes de guerre, elle s’est surtout attardée aux personnes qu’elle rencontrait, aux paysages qu’elle voyait et à ce qui constituait son quotidien.  

 

Sa détermination à être considérée comme une grande artiste a fini par porter des fruits. On lui a remis des pinceaux et des toiles avant de l’envoyer dans une école de formation où elle a dessiné, entre autres, des tableaux de coupe des viandes pour le compte de l’école de cuisson de l’armée; il s’agissait d’un sujet qu’elle n’aimait pas particulièrement. Son talent a fini par être reconnu lorsqu’elle a remporté, en 1944, le deuxième prix en marge d’un concours d’art organisé par l’Armée canadienne pour l’exécution d’une peinture intitulée Meal Parade représentant des membres du Service féminin de l’armée canadienne  faisant la file avant de manger. Le premier prix avait été décerné à Bruno Bobak qui était alors en Europe.

 

Un an plus tard, son nom a finalement été ajouté à cette liste d’artistes sur laquelle on retrouvait des peintres comme Bobak, Colville et Brittain et dont le gouvernement retenait les services pour exécuter des scènes de guerre. Elle avait réalisé son rêve.

 

« Être une peintre de guerre était véritablement un immense privilège, mais j’ai dû travailler fort pour mériter ce titre et s’il n’y avait pas eu A.Y. Jackson, je n’y serais jamais... Jackson a cru en moi, alors que bon nombre de personnes n’aimaient pas l’idée qu’une femme puisse être une peintre de guerre », a-t-elle relaté en 2010 dans le cadre d’une entrevue avec Marty Klinkenberg.

 

La prochaine étape de sa formation a consisté à devenir officier de l’armée, formation qu’elle a reçue à Sainte-Anne-de-Bellevue et qu’elle a trouvée amusante et facile. C’est à cette époque qu’elle a été payée pour la première fois en tant qu’artiste, plus précisément quand le Musée des beaux-arts du Canada a acheté ses peintures à l’armée pour 500 $, ce qui constituait une énorme somme pour elle.  

 

En 1945, elle est partie pour l’Europe avec le dernier contingent du Service féminin de l’armée canadienne, ce qui a eu pour effet de permettre à  Molly Lamb Bobak d’écrire un nouveau chapitre de sa vie palpitante et tumultueuse. Elle et les autres peintres de guerre étaient cantonnés au quartier général du Service féminin de l’armée canadienne à Londres; ensemble, ils ont mis sur pied un studio à la maison Fairfax. Elle y peignait en compagnie de William Ogilvie, d’Alex Colville et de celui qui allait devenir son mari, Bruno Bobak. Les toiles qu’elle y a réalisées avaient pour but de l’établir à titre de l’une des premières femmes peintres de guerre, même si les honneurs n’étaient pas sa principale préoccupation.

 

Après quelques mois passés à Londres, elle s’est rendue en Hollande, puis en Allemagne, en Belgique et finalement en France. Pendant ce temps, elle a dessiné sans relâche de même que reproduit son environnement changeant sur une myriade de croquis et de peintures.

 

À la fin de 1945, après un bref séjour à Londres, tout le groupe est rentré à la maison; même si Bruno était parti le premier, il s’était engagé à marier Molly à son retour au Canada. Ils ont célébré leur mariage à la polonaise à Toronto, à l’Église de toutes les nations (Church of All Nations), un nom qu’elle trouvait particulièrement approprié dans les circonstances. Comme son père ne pouvait y assister, c’est son mentor A.Y. Jackson qui avait donné sa main à Bruno.

 

Bruno et Molly ont formé un couple unique, un couple dont l’union a duré 64 ans, soit jusqu’au décès de Bruno en 2012. Ils étaient inséparables, dans la vie comme dans les arts.  À Toronto, ils ont vécu dans un immeuble résidentiel appartenant à Lawren Harris du Groupe des Sept. Puis, ils ont séjourné à Ottawa avant de s’installer définitivement à Fredericton où Bruno a enseigné à l’Université du Nouveau-Brunswick pendant de nombreuses années, alors que Molly, de son côté, donnait des ateliers de peinture fort courus.  Molly réside toujours à Fredericton où on l’appelle fièrement la grande dame du milieu artistique de la province.

 

Élue au sein de l’Académie royale des arts du Canada en 1973, elle figure parmi la première génération de femmes artistes canadiennes à exercer ce métier ou cette profession et à en vivre.

 

Il n’y a que deux façons de vivre sa vie : l’une en faisant comme si rien n’était un miracle, l’autre en faisant comme si tout était un miracle.

Albert Einstein

 

L’histoire de l’art canadien néglige souvent les artistes des provinces maritimes au profit des peintres de Toronto. Le Nouveau-Brunswick, lorsque Bruno et Molly y enseignaient, était plutôt considéré comme une province  éloignée ou reculée, mais pour une artiste du calibre de Molly avec sa muse sur son épaule, il n’y avait rien à son épreuve.

 

Ses peintures d’événements publics et de scènes de rue sont aujourd’hui  grandement reconnues, tout comme sa signature ou sa marque, à savoir son style tout à fait dépouillé et si différent de celui de son mari. Elle a réalisé des merveilles avec ses peintures à l’huile et ses aquarelles. Ce qui rend son œuvre si attachante et accessible, c’est que, tout comme Picasso, elle ne cherchait pas ses sujets, mais plutôt les trouvait un peu partout autour d’elle… dans une fleur, un ciel nuageux, une réunion publique, etc. Le miracle s’opérait  tous les jours grâce à sa muse sur son épaule toujours là pour l’inspirer.   

 

Molly a tendance à devenir circonspecte lorsqu’elle discute de son art et prend bien soin de mesurer ses mots. La créativité observée sur ses toiles est plus chargée ou encombrante que celle de sa propre vie.

 

À bien y penser, cependant, elle associait invariablement ses œuvres à son  tempérament; pour elle, les scènes publiques étaient d’un grand intérêt en raison de la chaleur qu’elle trouvait dans le genre humain. De même, elle prisait grandement les fleurs et les paysages en raison de son amour de la nature.

 

On pourrait affirmer la même chose pour ses peintures réalisées au cours de la Seconde Guerre mondiale, lesquelles lui ont valu de nombreux honneurs.  Elle a déclaré aimer l’armée; c’est peut-être à cause de la camaraderie qu’elle vivait avec les membres du Service féminin de l’armée canadienne  et, aussi, des décors et paysages toujours renouvelés que lui offraient ses déplacements.  

 

Loin des champs de bataille, elle se concentrait sur les gens autour d’elle, sur des villes lointaines comme Amsterdam et Bruxelles et sur les activités quotidiennes des femmes avec lesquelles elle partageait son dortoir. À titre de peintre de guerre, elle nous a donné une perspective différente de la guerre, au plus grand plaisir du gouvernement qui, prend-elle la peine de préciser, n’a jamais dicté les sujets à peindre à quelque artiste que ce soit qui était à son service.

 

Bon nombre de ses toiles ont été réalisées avant même qu’elle ne soit nommée officiellement « artiste canadien aux armées ». Cela s’explique principalement parce que c’était ce qu’elle aimait faire.

 

On pourrait dire de ses dessins que ce sont des illustrations et des croquis généralement accompagnés d’annotations souvent humoristiques et auto-dévalorisantes. On n’a qu’à penser à Life is Gay for Lucky Private! ou à Notes From the Lamb Galleries ou encore aux merveilleuses et magnifiques aquarelles comme Comedy Convoy Back Stage at the Tivoli Theatre Apeldoorn ou Canadian Women's Army Corps Back from Leave in Brussels.  Une touche de Daumier peut-être? Il n’y aurait rien de surprenant à cela, puisque Daumier semble être son peintre préféré de tous les temps. Toutefois, un fait demeure : ultimement, toutes ces œuvres sont de pures Molly Lamb Bobak.

 

Il convient de signaler que l’artiste a également réalisé des œuvres au caractère plus sombre, par exemple une huile intitulée Singing Up for the Pacific, une scène nocturne représentant  un groupe de femmes en formation serrée et un personnage obscur tenant un bâton, tous légèrement éclairés par une lune distante et par la faible lumière émanant des fenêtres d’une caserne.

 

Il est quelque peu incongru de qualifier d’œuvre de guerre la délicate nature morte intitulée View from Canadian Women's Army Corps Quarters on a Rainy Morning 1st Echelon Germany où l’on y voit en avant-plan un bouquet de fleurs dans une canette de bière allemande placée sur un appui de fenêtre,  des arbres en milieu de plan et une ville en arrière-plan.

 

Les scènes de rue de Molly Lamb Bobak sont peut-être les plus remarquables de son œuvre. Des toiles comme James House Float ou Massey's Funeral sont des compositions à la fois ahurissantes et complexes en raison des coups de pinceau staccato et des tampons qui donnent l’impression d’une gravure.

 

Et il y a les fleurs et les natures mortes, soit intégrées à une scène d’intérieur, soit seules en avant-plan avec un mur blanc comme toile de fond. Elles témoignent bien de la poésie de son univers visuel.

 

Les tableaux de ses fleurs préférées - Tansies and Nasturtiums, Pink Cineraria and Wild Iris, ressemblent à des images tirées d’un ouvrage de botanique qui sont à peine tracées, mais qui font bien sentir leur présence grâce à toute leur délicatesse et à leur douce beauté. Tout comme des feuilles mortes placées dans un livre, ces œuvres donnent à son art une touche des plus personnelles née de l’amour de la communion avec la nature. Ces œuvres, discrètes sur le plan visuel, témoignent bien de la grande maturité de l’artiste, de la maîtrise exceptionnelle de son art et de son talent à nul autre pareil.

 

Molly Lamb Bobak est passée maître dans l’art de réaliser des natures mortes, lesquelles se démarquent toutes par leur simplicité et leur grand sens de la composition. La nature morte Jasmine, Lemons and Avocado dégage  un sens de présence tout aussi semblable avec la juxtaposition de fragiles pétales et de gros fruits qui semble créer un dialogue visuel inhabituel, mais fort équilibré.  

 

Une exposition rétrospective de son œuvre qui comprenait 124 pièces a été présentée en 1993-1994 en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick, en Alberta et en Colombie-Britannique. Le catalogue d’accompagnement de quelque 300 pages est toujours à ce jour un outil de recherche à la fois important et complet, en plus d’être un témoignage vibrant du grand sens artistique de Molly Lamb Bobak.

 

Pour une peintre qui voulait être une auteure, Molly Lamb Bobak a su être les deux : ses écrits ont peint sa vie et ses peintures ont écrit sa vie!

 

 

© Dorota Kozinska (AICA)

 

Note:  Ce texte à été soumis avant le décès de Molly Lamb Bobak, soit le 28 février 2014.

 

 Dorota Kozinska est une écrivaine internationale, une critique d’art et une rédactrice en chef vivant à Montréal. Ses critiques et articles d’art sont publiés régulièrement dans Vie des Arts, Parcours (une revue d’art) et le journal The Gazette, en plus d’être radiodiffusés à l’échelle internationale sur la chaîne anglaise de Radio-Canada. Elle est l’auteure de nombreux catalogues d’artistes et une conservatrice indépendante.

 

Galerie Eric Klinkhoff - Art canadien, galerie d'art à Montréal

Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"Le marché un samedi matin", 1985

Huile sur toile 30 x 40 po.  (VENDU)

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Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"Roland Garros", 1993

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Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"Israel (Jérusalem)", 1985

Huile sur panneau 6 x 12 po.  (VENDU)

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Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"Exposition, Moncton"

Huile sur isorel 12 x 16 po.  (VENDU)

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Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"Bouquet de Noël"

Aquarelle 24 x 18 po.  (VENDU)

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Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"Cour d'école anglaise", vers 1965

Huile sur isorel 32 x 48 po.  (VENDU)

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Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"Foule sur la plage", vers 1987

Huile sur isorel 12 x 16 po.  (VENDU)

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Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"La foule qui attent l'arrivée de Princesse Anne", déc. 1993

Aquarelle 6 x 9 po.  (VENDU)

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Molly Lamb Bobak, O.C., A.R.C. (1920-2014)

"Plage (2)", 1993

Aquarelle 6 x 9 po.  (VENDU)